Avec :

Juliette de Massy, soprano

Laure Balteaux, violoncelle

Valentina Bechi, danseuse

Mathieu Ferry, lumières

“Elle savait qu'ils ne voulaient pas de formes mais la moëlle des formes, de la musique pure qui réduit le corps à ce qu'il faut pour rester en suspens. (...) et il faut voir comment elle a chanté ! Sa voix ne jouait plus, sa voix était un flot de sang, digne, par sa douleur et sa sincérité de s'écarter (...).”

Federico Garcia-Lorca, Jeu et théorie du Duende

 

Gestus est une recherche en quatuor (trois personnes au plateau et un créateur lumière) sur la perception du corps et de ses mouvements à l’aune de la la musique. Cette geste musicale part des espaces intérieurs pour explorer ce qu’on infère avec le geste, ce que serait la « réalité incarnée au moment du geste ». Ce n’est pas un travail de multimodalités mais des croisements, des retrouvailles entre le corps et les sons qui ne sont autres que son image sonore en écho. C’est le corps qui chante, qui rythme, qui sonne dans la réalité de l’ici et maintenant de la recherche au plateau. Un silence dansé n’est autre que la musique qui respire en continuant son déroulé. Tant qu’il y a geste n’y-a-t-il pas musique et vice et versa ? Ce n’est pas un récital mais un parcours musical en mouvements autour de pièces de Claudio Monteverdi, Ivan Fedele, Luigi Nono, Georges Crumb, Elvio Cipollone et Giacinto Scelsi.

 

Solitudes

Au plateau, le trio évolue et unit les corps musiciens et dansant ; la musique est l’origine de la danse tout autant que sa descendance. Au départ, il y a des souffles, des râles, des sons intérieurs qui font que les corps se mettent en mouvement puis ad-vient la musique. Les corps sont sources sonores, ils deviennent instruments par leurs danses/mouvements. Puis la voix apparaît et le frottement d’un archet sur les corps, sur les surfaces puis peut-être sur la coque d’un violoncelle. Petit à petit, l’abricot s’ouvre et le noyau apparaît / le corps s’ouvre et la chair se dévoile, la musique vient, les voix s’unissent. De la graine l’arbre se déploie. Les corps s’écorchent, les chairs se mettent à nu. 

 

Distorsions

Dans un espace intime et unique, comme dans des miroirs, on tente d’aller chercher la trace du geste, ce qu’il en reste, dans l’air, si l’on dépouille. Les gestes se décomposent, s’arrêtent, se figent, se photographient, sont intrinsèquement liés au son lui-même. Les corps et la voix découvre leur matérialité visqueuse et souple. La musique est la force qui agite et meut la chair constituante. On exulte, on déchire, on lamente les notes, les peaux, les pores.

 

Sensualités

Les corps et les sons s’unissent, se fondent, comme des ombres. Et alors peut-être on commence à interpeller les habitudes, les carcans, les codes si présents dans les incarnations et les perceptions que l’on a des artistes de « spectacle vivant » pour que chacun n’y voie réellement que l’humble soulèvement de corps émus.

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